et si…

Et si tout s’arrêtait. Tout ce monde construit à l’aune d’une reproduction frénétique de l’espèce humaine, où les valeurs élémentaires sont constamment malmenées. On en a tenté des modèles de société, on s’est souvent targué des progrès de la science, et une nouvelle maladie vient tout remettre en question. Voilà qu’un virus est venu mettre son grain de sel.

Et si au contraire tout recommençait. Pas un nouveau monde, mais un nouveau moi. A quoi bon attendre un changement de société, qui respecterait davantage les hommes eux-même, les animaux et la nature ? Des élans de solidarité apparaissent aussi vite que le prix des tondeuses à cheveux augmente. Je ne peux pas changer le cours des tondeuses ; mais moi, un peu. J’ai certainement cette chance, ce luxe.

Alors j’ai commencé. A faire mon levain, à installer un composteur, à recycler mes chaussettes trouées en éponge… A faire tout ce que je n’avais pas pris le temps de faire. A accéder à plus d’alignement avec mes valeurs, et donc avec moi-même. Cela n’a pas de prix.

Ce confinement est une pause abyssale. Une pause face à un vide de réponses. La seule certitude que j’ai aujourd’hui, c’est que je suis acteur de mon changement.

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